La PLAPH, composé de 5 partis politiques, dit d’abord constater avec inquiétude « l’indifférence des responsables de l’Etat pour l’avenir de la démocratie dans le pays et leur complicité dans l’installation au Sénat de citoyens qui n’ont pas reçu l’onction populaire, eu égard au faible taux de participation aux dernières élections ».
Le remaniement du Conseil électoral provisoire s’est fait, poursuit la Plateforme, dans l’ignorance d’une démarche de plusieurs partis politiques recommandant la refonte totale dudit conseil.
Les démarches de René Préval, incluant sa nomination du directeur général du CEP et le rôle de mise à jour de la liste électorale attribué à l’Office nationale d’identification, sont inconstitutionnelles, dénonce la PLAPH qui critique la mainmise de l’Exécutif sur l’institution électorale.
Le président Préval s’oppose donc à la constitution du Conseil électoral permanent, pourtant prévue par la constitution, croit la PLAPH qui lance un appel aux institutions religieuses et morales haïtiennes pour accompagner la population haïtienne dans sa lutte contre "l’arbitraire" et pour le respect de la constitution.
La plateforme se plaint, par ailleurs, du mépris de Préval à l’égard des partis politiques, plus précisément du fait que ce dernier ait appelé tous les membres d’assemblées communales, pourtant élus sous la bannière d’autres regroupements, à venir gonfler les rangs de Lespwa.
La PLAPH met enfin en garde contre un retour à la dictature et lance un cri de ralliement aux partis politiques, mais aussi à toutes les composantes de la population haïtienne pour déloger René Préval du palais par la voie électorale.