Le sénateur n’écarte pas la possibilité d’interpeller tout le gouvernement en indiquant que l’équipe en place n’a pas posé les bases pour soulager les conditions de vies difficiles de la population.
« Les partis politiques sont entrés en opposition avec le gouvernement parce qu’ils sont insatisfaits de la gestion de Mme Pierre Louis. Nous en tant que parlementaires, devons agir car ce sont les partis politiques qui sont garants de la stabilité politique dans le pays, s’ils se rangent dans l’opposition c’est parce que les choses marchent mal », explique le sénateur.
Les principaux concernés par cette énième tentative d’interpellation sont le ministre de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, et celui de la justice, Jean Joseph Exumé. Toutefois, il souligne que d’autres ministres peuvent faire l’objet de cette interpellation, y compris le chef du gouvernement.
Il accuse Daniel Dorsainvil de faire le travail d’un comptable et non celui d’un économiste. Il déplore la hausse du taux de chômage qui est passé de 70 à 72 % dans le pays et le taux de croissance économique qui a chuté au cours de l’exercice fiscale écoulé. Cependant, il n’a pas fait de commentaire pour ce qui est motifs d’interpellation du ministre de la Justice.
Interrogé sur l’instabilité que pourrait créer le renvoi du gouvernement, le sénateur du regroupement politique Lespwa préconise la formation d’un nouveau gouvernement pluriel arguant que l’équipe en place ne prouve rien qui laisse présager un changement dans les jours à venir.
Anacacis Jean Hector informe que le président de la commission économie et finances a déjà acheminé la correspondance vers le président du bureau du Sénat qui, lui, se chargera de l’expédier aux concernés. « La date retenue est le 3 novembre », indique le sénateur de l’Ouest.